La conscience 

La conscience est une.

Il n’y a pas des consciences.
Elle est globale.
Nous sommes, nous baignons dans la conscience unique et globale.
Nous sommes de l’eau et la conscience est comme l’eau liquide.
Ce liquide est universel.  Il n’est pas individualisable.
La conscience ne peut pas se couper en morceaux.

L’individu ne peut pas avoir une conscience propre à son « je ». À son ego.
L’individu capte la conscience dans laquelle il baigne.  Il réalise la conscience. Elle n’est pas personnelle.  L’individu qui croit à une conscience propre confond ses pensées et la conscience universelle.  Il fait de la conscience une affaire personnelle.
Cette conscience se réduit alors à des pensées, des découvertes, des éveils ponctuels de la conscience universelle. Il croit que c’est sa personne (individu) qui pense.

« Je pense donc je suis ».   Il lit sa pensée à la conscience.
La conscience ne peut pas se réduire ni à la pensée ni à l’individu.

Nous pouvons nous voir comme une parcelle de cette conscience dans la quelle nous baignons. Comme un atome d’un même corps.
Cependant, et là encore, nous réduisons la conscience à un point de vue.
Nous ne sommes ni l’individu, donc pas le point de vue, ni la pensée (poussières éparses d’un amalgame de vécus).

Nous sommes la conscience universelle. Nous sommes l’absolu vérité. La totalité.

AhtabiDesert

Nous nous réduisons malgré nous à cause d’un corps, d’un vécu, d’une histoire.

Le pourquoi est un autre débat.
Le pourquoi nous sommes là en est encore un autre.

Ce qui est important de réaliser est que nous sommes l’absolue vérité, la conscience universelle.

Quand cette conscience universelle est réalisée, la pensée devient un pont. Les pensées ne sont pas personnelles mais universelles. Les actes ne sont plus personnels mais vus comme un ensemble.

La personne en elle-même perd son sens en tant qu’individu. Les actes coulent de source. Ils se produisent sans activer la pensée de cause à effet. Le but n’est plus une trajectoire linéaire mais des actions provenant d’une vérité globale.

La personne ne s’appartient plus. Elle existe mais son existence n’a de sens que par la vibration qui l’anime. La vérité est supérieure à lui.

Mes pensées sont harmonieuses. Mes actes sont beaux. Mes paroles du nectar. Le bien est vu dans son entièreté. La beauté est vu dans tout. Le plaisir ne peut être égoïste. Il appartient à tout le monde. C’est un droit. Il est alors partagé sans limite. L’autre ne peut être extérieur à moi. Je suis la conscience universelle, rien n’est séparé de moi. Je suis moi comme je suis aussi l’autre. L’autre ne peut être ennemi que si moi-même je me veux du mal. Le mal ne peut être perçu que parce que je me suis séparé de la réalité unique, de la source de mon être qui lui est est universel. La séparation crée alors la peur. La peur toutes les dérives…

L’ego vu de manière « négative » est cette séparation que le corps a créée. C’est une distorsion de la perception globale. C’est réduire la vision intérieure totale à une vision parcellaire. Le corps n’est autre qu’une projection « magique » d’un monde imagé.

La conscience globale est le lien de toute chose. Mais ce n’est pas une union ou un rassemblement de choses. C’est un tout qui ne connaît pas de limite. Il ne connaît pas le détail (l’individu). Il ne se connaît pas, il est.

Ce « il est », n’est pas une existence, mais une substance et une vibration qui contient tous les sons. Ce n’est pas une mélodie, car ceci la réduirait également à un début et à une fin. La conscience ne se connaît pas elle-même. Elle devient dans le corps un être.

Cet être une fois créé oublie son origine.

Pourquoi la mort n’existe pas ?
Car la mort est lié au corps; celui-ci une fois créé, est venu puis il est parti. Or le corps est une projection.  Il n’est ni venu ni parti. Il passe comme un film sur l’écran de la conscience universelle.

L’écran n’a aucun besoin, ni aucune envie. Le film lui n’a que ça. Des besoins et des envies. C’est ça qui meurt. L’écran est. Le film continue… L’écran est encore là.

La mort n’existe que parce que l’histoire existe. La mort de la personne est la mort d’une histoire.

On s’accroche aux histoires. Et on oublie l’écran sur lequel elles sont projetées.  Sans l’écran pas d’histoires visibles. Sans histoires pas de vécus. Sans vécus pas de morts.

L’écran ne créé pas d’histoires. Il permet juste la vision de l’histoire. La conscience est vivante. Elle est le support sur lequel la vie s’active. Sans conscience, il n’y a pas de vie.

L’écran, c’est la conscience universelle. Nous sommes comme un dessin sur une feuille de papier. Nos vécus sont comme les lignes dessinées au crayon.

Qui crée les lignes sur la feuille ?
Et si le mouvement était spontané.
Si la vie n’était qu’un pourquoi pas.

La conscience universelle est un nid dans lequel je vis, je dors et je me réveille.

Qui suis-je ?
Suis-je la feuille blanche sur laquelle se dessine un tracé ?
Suis-je une volonté propre individuelle dotée d’une conscience propre qui décide de venir dans un corps, de partir et de revenir indéfiniment ?
Suis-je sans volonté propre propulsé dans une réalité qui n’en est pas une ?
Suis-je la conscience universelle dotée de toutes les visions individuelles ?
Suis-je une parcelle de la réalité globale pouvant accéder selon ma vision à une parcelle de la réalité globale ?

Qui m’a créé ?
Me suis-je créé moi-même ?
Suis-je issu d’un mouvement global né depuis la nuit des temps capable néanmoins de conscience ? Le miracle de la vie.

Xanthippe Lazaridis
Le 10 mai 2018


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